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TRYPTIQUE LES ANTIGONES

Regard croisé et déplacement des frontières autour d’Antigone de Sophocle, du plus intime au plus politique, du plus tragique au plus comique, trois formes théâtre-musique / Danse / Clown, qui se répondent ou se suffisent. Dans un temps où l’inhumanité fait loi, Antigone questionne sur ce qui fait de nous des humains.

 

CRÉATIOINS 2016
Héritages Antigone #1 (trio théâtre, musique, slam) est un élément du triptyque « Les Antigones » qui peut aussi exister indépendamment des deux autres volets : Traces Antigone #2 (solo de danse) et Fondations Antigone #3 (duo de clowns).

« Poursuivant ma recherche autour des arts mêlés et des formes contemporaines, je propose de revisiter, de trois façons différentes, la tragédie de Sophocle. Trois éclairages pour un traitement du plus politique au plus intime, du plus tragique au plus comique. Le triptyque offre au spectateur un regard croisé et un déplacement des frontières acteur-spectateur qui l’implique. Ce mythe et sa pluri-interprétation deviennent un objet d'art pluriel. Une œuvre et un dispositif artistique qui font sens aujourd'hui, dans ce monde en recherche d’élan de reconstruction, où chaque individu peut (et doit?) prendre place pour une société meilleure.

 

Quand une multitude de petites gens dans une multitude de petits lieux changent une multitude de petites choses, ils peuvent changer la face du monde. »

Héritages Antigone #1

Trio théâtre, slam et musique avec la participation de complices issus des Chantiers Antigone Forme participative et implicative.

 

D’Œdipe à Antigone, résonnance avec des histoires d’enfants de ce siècle. Antigone, Ismène, Polynice et Etéocle, autant de prénoms d’hier qui pourraient encore sonner aujourd’hui.

Dans un cabinet de notaire, Maître Laurence Labdacide et ses deux clercs, procèdent à l’ouverture du testament de tante Igone, en présence de ses arrières-arrières-petits-neveux et nièces : « On récupère une histoire millénaire faite de terre, de père, de mère, de guerre, et de frontières, on va pas s’crever les yeux par peur du pire, par peur de voir, par peur d’inventer son histoire... »

DISTRIBUTION

Mise en scène

Anne van Hyfte Morel

Margot Le Thiec

Interprétation

Anne van Hyfte Morel

Mathias Gourdot

Pascale Berthomier

et leurs complices

Lumière

Edith Gambier

Traces Antigone #2

« Je la ferai conduire, en quelque lieu désert, dans une caverne où je l’enfermerai vivante. On lui laissera un peu de nourriture pour éviter le sacrilège qui pourrait retomber sur la ville. Elle reconnaîtra enfin qu’honorer les morts, c’est semer le vent. » CREON


C’est juste le moment de l’entre deux : entre la vie et la mort. C’est juste l’existence. Et pour Antigone, l’existence c’est court et incandescent. C’est un cri silencieux. Dans Traces il s’agit d’incantations et de transcendance.

Un corps gracile entre. Flexible. Inflexible. Il. Elle. Une colonne vertébrale de fer. Déterminé-e. Terrifié-e. Le corps lâche de la terre. Se débat. Entre en transe. Echappe... Au fond de la caverne – qui n'est pas sans nous rappeler celle de Platon - un corps entre en chair avec le mythe d’Antigone. Flexible, inflexible, courageuse, terrifiée, en transe, en danse... Julie Coutant propose une Antigone hors du temps ; elle paraît friable et à la fois en acier trempé ; puissante et inébranlable elle est aussi démunie que nous face au monde. Déterminée Antigone entre en corps puis, sous nos yeux, devient conscience.

DISTRIBUTION

Mise en scène

Anne van Hyfte Morel

Margot Le Thiec

Interprétation et chorégraphie

Julie Coutant

Lumière

Eric Seldubuisson

Création sonore

Romain Berce

Fondations Antigone #3

« Prince, tu n’as pas devant toi un homme essoufflé. Je ne dirai pas que j’ai couru vers toi d’un pied léger. Plus d’une fois j’ai fait halte pour réfléchir. En marchant, je ne pensais qu’à tourner les talons. Ma tête travaillait. Elle me parlait tout le temps : Malheureux, disait-elle, pourquoi vas-tu où tu seras puni ? Mais l’instant d’après : Malheureux, disait-elle, hâte-toi. Si Créon l’apprend d’un autre, il t’encuiraOh oh oh, doucement Sophocle il t’encuira ! Y’a personne qui m’encuire moi !!! »

Les clowns veulent jouer la tragédie mais ils ne veulent pas mourir. Ils ouvrent le texte d’Antigone et c’est trop tard les voilà propulsés bien au-delà de leur nez rouge. « On est content d’échapper au malheur ; on n’aime pas y jeter des gens comme elle. Mais, n’est-ce pas, il y a une chose qui importe avant tout : sauver sa peau. » Ils débattent avec Sophocle et ce qu’on vit aujourd’hui : « C’est une tragédie ! Tout le monde meurt ! Faut tout reconstruire ! Comment on s’organise ? On commence par les fondations ? » Tant de questions absurdes et existentielles qui nous arrivent quand on se re-raconte l’histoire d’Antigone et sa drôle de famille.

DISTRIBUTION

Mise en scène

Anne van Hyfte Morel

Margot Le Thiec

Interprétation

Hélène Vielletoile

Olivier Papuchon

Lumière

Eric Seldubuisson

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